le premier arrét se fait dans une station étrange,un relais d'autoroute.Je ne suis pas rassurée.Je suis seule.Mais j'ai besoin de cette pause,de sentir l'eau,de la prendre à pleine main et de me rafraichir le visage.J'en perds ma lentille de contact droite.Je manque d'espace dans ce réduit sans hygiène.J'entends les camionneurs qui se préparent à la nuit.Je n'ai aucune envie de rester ici.Je redescends par l'escalier en linoléum défoncé et crasseux,collant,et me rassure de voir des enfants noirs,courir dans les couloirs,les emplir de leurs rires.
Il est l'heure de repartir.Les paysages défilent,images volées de scènes de vie sans distinction de personnes,ni de classes sociales,incursion au coeur de la sociéte des humains avant l'incursion dans la beauté du monde.Je retrouve le groupe,et admire tour à tour les décors montagneux ou désertiques,les verts des foréts denses ou les orangés d'un couché de soleil,l'aridité des plaines séchées.
Le voyage est terminé.Il faut rentrer.Petit instant nostalgique du chemin parcouru.
Je suis rentrée de l'atelier épuisée,vidée.Pourtant,j'ai aimé cette ballade dans le jardin de Virginie Lou.Aujourd'hui,je suis en phase d'arret.J'en ai pris plein les yeux,plein les oreilles,pleins les papilles!
Et j'ai peur d'oublier.Peur d'oublier que là,avec vous tous,et dès l'accueil de Virginie,avec son sourire d'enfant enjoué sur le pas de sa porte,je me suis sentie à ma place.
Et que,malgré mon manque d'imagination annoncé,mes appréhensions à me lire,à m'écrire ailleurs que dans mon fort intérieur,je me félicite d'avoir relever le défi.Je me suis offert un cadeau merveilleux et je vous suis très reconnaissante de lui avoir donné encore davantage de saveur.
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