Ici
ou là-bas
Ici, là-bas
Toutes mes nuits
j'ai cherché mon nid
Ici déborde de mots salis
Dois-je dire merci!...
J'amarre mon bas
dans les affres de l'oubli
Je rampe, je danse
j'accueille mon errance
je dépose ici,
ces tombes
qui me hantent
Je transfuse cette terre mêlée
dans le cœur d'une mère
épleurée
Quand là-bas,
se lassera
d'être ici
Élève ton chapeau,
fillette
du fond du manteau
tu sauras
qu'ici ou là-bas
c'est le haut qui se vit
Noria Dahmani
Spéciale dédicace au groupe d'automne quelque part .....à Arles
Imparable chère Noria, et surtout les deux dernières strophes, dont je trouve les images saisissantes même si, je l'avoue, le mot "haut" (c'est le "haut" qui se vit) m'a déroutée. Mais c'est bien aussi, de se sentir déroutée, c'est à dire arrachée à son ornière à soi… Bravo, amie!
RépondreSupprimerje n'arrive plus à publier de message
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